samedi 14 mai 2016

RésistanceS.be sur BFM TV pour 500 millions d'Européens contre l'extrême droite



[Article de RésistanceS.be – Dimanche 8 mai 2016]


REVUE DE PRESSE – Ce samedi, le journal RésistanceS.be était l'un des invités du plateau de l'émission « 500 millions d'Européens » de BFM TV. Pour répondre à cette question : « les extrémistes élus au Parlement européen peuvent-ils tout se permettre ? »



Ce samedi 7 mai, au nom du journal RésistanceS.be, Manuel Abramowicz était un des invités de « 500 millions d'Européens », une émission de débat sur l'actualité européenne proposée par la chaine de télé BFM TV présenté par le journaliste Yann-Antony Noghès (en photo ci-dessous).

Enregistrée au Parlement européen de Bruxelles, cette émission hebdomadaire était consacrée à la présence de députés d'extrême droite et néonazis au Parlement européen.



Egalement présents sur le plateau de « 500 millions d'Européens » :

  • Claude Rollin, eurodéputé belge du centre démocrate Humaniste (cdH).
  • Jean-Sébastien Lefebvre, journaliste à Contexte.
  • Nicholas Hirst, correspondant à Bruxelles du journal anglophone européen Politico
  • Eric Chol, directeur de la rédaction de l'hebdomadaire Courrier international (en direct de Londres).



SIMON HARYS 
Membre de la rédaction de 
RésistanceS.be












                                                                                                                    IMAGES : BFM TV


POUR VOIR CETTE EMISSION CLIQUEZ ICI
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mercredi 6 avril 2016

Interview dans l'hebdomadaire « Moustique » !


Hooligans et extrême droite, l'expertise de RésistanceS.be dans l'hebdomadaire Moustique


[Article de RésistanceS.be – Mercredi 6 avril 2016]


> © Photo RésistanceS.be

DECRYPTAGE DE RESISTANCES.BE  – Depuis les incidents survenus à la Bourse, le dimanche 27 mars dernier, avec des hooligans d'extrême droite identifiés par le journal RésistanceS.be, toute la presse en parle. Cette semaine, le news magazine belge Moustique y revient dans le détail. Avec nous.


Le dossier central de l'hebdomadaire belge Moustique, sorti ce mercredi 6 avril, s'intitule « Vivre avec le terrorisme : la tentation de la haine ». Le journal précise, dans l'introduction de ce dossier : « Hooligans, skinheads et autres nazillons ont marché sur Bruxelles pour ''lutter contre Daech''. Et surtout s'opposer à la marche contre la peur et les amalgames. Après les bombes, doit-on craindre les bombera ? Reportage au coeur de ''l'autre menace". »

Réalisé par le journaliste Harold Nottet, avec sa collègue Anne-Cécile Huwart, ce dossier exceptionnel de Moustique revient avec des nouvelles informations intéressantes sur le déroulé exacte des incidents du 27 mars dernier, au coeur de la ville de Bruxelles.

S'adressant au chef de Nation, celui-ci démontre le malaise de son mouvement d'extrême droite, accusé d'avoir infiltré les rangs des hooligans. Ceux-ci ont une image des plus négatives pour la majorité de l'opinion publique. Pourtant, ils représentent une réserve militante importante pour les groupuscules néonazis et néofascistes. L'auteur du dossier conclut alors : « Depuis que le mouvement Nation s'est distancé de ses hooligans les plus durs et de ses skinheads (...), le nombre de ses activistes ne dépasserait pas la trentaine. Les dimanches et jours fériés. ».

Il faut savoir que, depuis 2015, le gros de ses troupes de choc - actif surtout dans « Jeune Nation », la structure de jeunesse du mouvement d'extrême droite - l'a quitté suite à des conflits internes importants. Ces départs ont juste été remplacés que par quelques nouveaux membres. Résultat de ce tourn-over : Nation a quasi toujours le même nombre d'activistes qu'en 1999, soit l'année de sa création. En clair : une progression zéro, malgré une période politique, économique et sociale favorable partout ailleurs à l'extrême droite : en France, en Grèce, en Allemagne, aux Pays-Bas...

> © Photo RésistanceS.be




L'expertise du journal RésistanceS.be 

Pour encore mieux comprendre la mouvance des hooligans d'extrême droite, le magazine Moustique s'est entretenu, pour une interview, avec le rédacteur en chef de notre journal, Manuel Abramowicz. Avec le titre « Foot et bières pour stopper Daech », l'hebdo précise : « Spécialiste de l'extrême droite, Manuel Abramowicz décrypte cette nouvelle forme de hooliganisme qui voudrait casser de l'islamiste. »

Pour lire ce dossier très intéressant et cette interview utile sur un phénomène très peu abordé dans la presse et les études universitaires, rendez-vous chez votre libraire pour vous procurer ce numéro de l'hebdomadaire Moustique. Qui démontre, comme bien d'autres médias, l'importance du journalisme d'investigation du journal RésistanceS.be. Au grand regret des groupes sectaires d'extrême droite ou de la droite populiste tentée par le virage lepéniste.



SIMON HARYS 
Membre de la rédaction de 
RésistanceS.be




> © Photo RésistanceS.be



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vendredi 1 avril 2016

Mon texte pour le Mensch Johannes Blum


La revue Regards, mensuel du CCLJ, m'a demandé d'intervenir, le dimanche 13 mars dernier, à la cérémonie de remise du titre de Mensch de l'année 2016 à Johannes Blum, reçu avec Judith Kronfeld. Voici mon texte lu lors de cette émouvante cérémonie.




Johannes Blum est un Allemand à contre-courant.


Un Allemand qui nous permet aussi, d'une autre façon, de comprendre le plus terrible drame européen contemporain.

Un drame qui le fut pour des millions de non-Allemands.

Mais également pour des millions d'Allemands démocrates, antinazis, antiracistes...

Ces Allemands catholiques, protestants, juifs, non-croyants, communistes, socialistes et libéraux qui furent les premières victimes du nazisme.

Johannes Blum est un Allemand qui nous permet de refuser de tomber, à notre tour, dans le piège enfermant des stéréotypes et des préjugés. Des replis mentaux conduisant dans la plupart des cas dans la voie sans issue du racisme.

Enfant d'un enfant caché, petits-fils de réfugiés polonais et espagnols ayant trouvé une terre d'exil en Belgique, la tolérance et le rejet de tous les racismes ont été le fil rouge de notre éducation.

De celle-ci, nous avons appris à ne pas détester l'Allemagne et les Allemands, malgré Hitler et le génocide.

Nous avons appris qu'il fallait rencontré et dialogué avec tous les survivants du nazisme. Allemands compris.

Johannes Blum en est un.

Pour terminer ma courte intervention, permettez-moi de faire une citation adaptée au Mensch Johannes Blum et inspiré du poême « Je n'ai rien dit » du
pasteur allemand Martin Niemöller (1892–1984), militant politique antinazi, écrit lors de son emprisonnement au camps de concentration de Dachau.



Voici mon adaptation de ce poème :



Quand ils sont venus chercher les communistes,
j'ai dit.
Je suis communiste

Quand ils sont venus chercher les syndicalistes,
j'ai dit.
Je suis syndicaliste

Quand ils sont venus chercher les juifs,
j'ai dit.
Je suis juif

Quand ils sont venus chercher les catholiques,
j'ai dit.
Je suis catholique

Et, puis ils sont venus me chercher.

Et il restait tout le monde pour protester et resister !



C'est la leçon de vie que nous enseigne Johannes Blum.



Manuel Abramowicz
Dimanche 13 mars 2016



Johannes Blum en 2015 au stand de RésistanceS.be.



© Blog Manuel Abramowicz, mars 2016






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Cérémonie des « Mensch 2016 », j'y étais




Voici l'article de la revue REGARDS publié, le lundi 14 mars 2016, sur le site du CCLJ, à l'occasion de la remise du titre du Mensch de l'année.


© Photos : Gaby Farkas – Montage pêle-mêle : M.AZ.

Près de 200 personnes se sont rassemblées ce dimanche 13 mars 2016 pour assister à la cérémonie de remise du titre du Mensch de l'année 2016 à Judith Kronfeld et Johannes Blum, deux personnalités exceptionnelles dont le CCLJ tenait à souligner le rôle considérable au sein de la communauté juive de Belgique.

Après l'introduction du président Henri Gutman, les différents intervenant se sont succédé à la tribune pour témoigner de leurs actions :

Sophie Rechtman, ancienne présidente de l'Enfant caché ; Philippe Markiewicz, président du Consistoire israélite et ancien président du CCOJB ; Gaëlle et Gitla Szyffer, pour Continuité de l'UARJB (Union des anciens résistants juifs de Belgique); le baron Lucien Buysse, président de la Commission de restitution des biens juifs spoliés, rappelant chacun le dévouement de Judith Kronfeld pour sa communauté ; Alice Michalowski, la fille de Matyla Michalowski-Dyament ; le bourgmestre de Woluwe-Saint-Lambert, Olivier Maingain ; le coordinateur de ResistanceS, Manuel Abramowicz ; l'ancien directeur du Musée de la Résistance et de la Déportation de Malines, Ward Adriaens, et enfin Simon Gronowski, l'enfant évadé du 20e convoi, aujourd'hui témoin dans les écoles, ont quant à eux mis en lumière l'investissement de Johannes Blum dans la sauvegarde de la mémoire de la Shoah.

Des interventions entrecoupées de deux diaporamas et intermèdes musicaux, assurés par André Reinitz, au piano, Raksha, à la flûte traversière et Joëlle Strauss, au violon.

La famille de Judith Kronfeld a conclu la cérémonie en interprétant magnifiquement une « Chanson pour l'Auvergnat » de Brassens revisitée, adressée à Judith, avant la remise des diplômes aux deux Mensch, et la réception traditionnelle pour terminer une soirée comme toujours riche en émotions.




© REGARDS in blog Manuel Abramowicz, 14 mars 2016





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mardi 1 mars 2016

Le journal RésistanceS.be et le MRAX ensemble à la CSC pour lutter contre l'extrême droite


> Lundi 29 février 2016, lors d'un ciné-débat organisé à Saint-Ghislain par le groupe Migrant de la Confédération des syndicats chrétiens (CSC) de Mons-La Louvière.

Plus d'infos ?
Rendez-vous sur le blog d'infos du journal d'investigation RésistanceS.be


mardi 19 janvier 2016

Avec Morelli, Faniel, Camus... dans « Le Vif/L'Express »



[Republication d'un article de RésistanceS.be – Mardi 19 janvier 2016]


Les révoltes sont-elles pour demain ? 

Telle est la question de l'hebdomadaire belge « Le Vif/L'Express » de cette semaine.
Pour y répondre, plusieurs experts s'expriment. Dont le coordinateur du journal RésistanceS.be.


Face aux inégalités sociales, aux replis religieux ou aux crise identitaires, le dernier numéro du « 
Vif/L'Express », daté du 15 au 21 janvier de cette année, consacre sa couverture et son dossier aux possibles révoltes citoyennes dans notre pays. Avec cette question : « Le terreau d'une nouvelle génération violente est-il présent aujourd'hui ? ».


RésistanceS.be dans « Le Vif » du sujet
Pour y répondre, l'hebdomadaire belge s'est adressé à plusieurs experts : Alain Lallemand, journaliste d'investigation au quotidien « Le Soir » et auteur d'un roman écrit sur ce thème (il sera publié aux éditions Luce Wilquin ce 22 janvier), Jean-Yves Camus, politologue français spécialiste de l'extrême droite européenne, Gérard Chaliand, un des meilleurs connaisseurs du terrorisme et des guérillas, Jean Faniel, directeur du Centre de recherche et d'informations socio-politiques (CRISP), Marie-Sylvie Dupont-Bouchat, spécialiste de la Belgique criminelle à l'Université catholique de Louvain (UCL), Anne Morelli, historienne de l'Université Libre de Bruxelles (ULB) et Manuel Abramowicz, le coordinateur de notre journal.

A cette occasion, « 
Le Vif » s'est notamment référé au livre « Rebelles et subversifs de nos régions. Des Gaulois jusqu'à nos jours », publié aux éditions Couleur livres en 2011. Sous la direction d'Anne Morelli, cet ouvrage incontournable pour comprendre les questions sociales de hier et d'aujourd'hui a été écrit par plusieurs auteurs, dont Manuel Abramowicz.


Vers la guerre civile ?
Pour l'un des principaux auteurs de ce dossier, le journaliste Pierre Havaux : « Le ton monte, la colère enfle, l'exaspération est palpable. Les équipées sanglantes des ''fous de Dieu'' échauffent les esprits. L'islamophobie ambiante monte dans les tours, y compris chez nous. Elle se montre de plus en plus violente. En paroles, déversées sur la Toile comme autant d'appels à la haine, voire au meurtre. En actes, avec ces agressions dans la rue et ces menaces de mort qui se multiplient à l'encontre des musulmans.

Etat d'urgence. Un vent mauvais souffle sur les démocraties européennes apeurées. Les citoyens suisses s'arment de plus en plus. Des patrouilles d'autodéfense d'extrême droite contre ''les intrus islamiques'' émergent en Finlande. En France, la poussée électorale historique du Front national aux dernières élections fait dire à certains que le spectre d'une guerre civile n'est plus à écarter. Les incidents à relents racistes qui ont secoué des quartiers populaires à forte présence étrangère en Corse, n'annoncent rien de bon ». Le suite dans « Le Vif/L'Express » de cette semaine.

SIMON HARYS 
Membre de la rédaction de 
RésistanceS.be





















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mercredi 25 novembre 2015

Des attentats djihadistes au profit de l'extrême droite anti-musulmane


[Un article du journal RésistanceS.be]



Graffitis néonazis sur la mosquée de Castres, en 2009
Photo : Isère antifascisme




Le quotidien français
Libération de ce mercredi publie une très intéressante interviewé de Gilles Kepel sur l'« après-vendredi 13 ». Pour ce politologue spécialiste de l'islam, notamment auteur du livre « Terreur dans l’Hexagone, genèse du djihad français » (qui sortira en janvier prochain chez Gallimard), les attentats commis par Daesh (ledit « Etat islamique »), le 13 novembre dernier à Paris, pourraient annoncer son déclin. Comme « le 11 septembre » a donné lieu à une régression d'Al-Qaeda d'abord, à sa quasi disparition ensuite.

Dans cette interview avec
Libé, Gilles Kepel affirme que pour finir « les attentats du 13 novembre vont se retourner contre l’Etat islamique ». Au sujet du bilan de ses attaques à Paris, Il dit : « Il est ambigu. D’un côté, ils ont montré leur capacité à tuer beaucoup de monde. De l’autre, à mon sens, ils n’ont pas réussi à mobiliser. Or c’est ce qui est important. Et il sera de plus en plus difficile pour eux d’apparaître comme un idéal puisqu’ils tuent dans les rangs de ceux-là même qui pourraient être des sympathisants potentiels. »


Djihadistes et extrême droite
Pour Kepel, ces attentats seront cependant bénéfique pour l'extrême droite, matrice politique du tempo anti-musulman en Europe. Pour le politologue, en effet l'un de leurs objectifs « est de faire monter l’extrême droite, ''l’islamophobie'', qu’il y ait des lynchages, des femmes voilées attaquées, des épiceries halal incendiées, etc. Et donc de faire en sorte que le musulman de base, qui n’a rien à voir avec Daech, soit pris en otage par cette ''islamophobie'' et rejoigne le jihadisme. »

Cependant, cet objectif devrait connaitre un retournement de situation. Selon Gilles Kepel, « 
cette fois, à la différence des attentats de janvier dont les cibles étaient des ''islamophobes'', des ''apostats'' et des Juifs, ils tuent tout le monde. Ils ont visé des cafés bobos et branchés mais où se retrouvent aussi des enfants issus de l’immigration post-coloniale. La jihadosphère a abondamment applaudi mais il n’y aura pas de mouvement ''Je ne suis pas le Carillon'' ou ''Je ne suis pas le Bataclan'', comme il a pu y avoir ''Je ne suis pas Charlie''. Cela va se retourner contre eux. 
»

Au final, nous pouvons l'espérer, Daesh, les autres entreprises de la terreur et l'extrême droite seront mis hors d'état de nuire un jour ou l'autre.
RésistanceS.be / S.H


SOURCE :
« Les attentats du 13 novembre vont se retourner contre l'Etat islamique », interviewé du politologue français Gilles Kepel, in Libération du 25 novembre 2015, p. 6 et 7 [ En ligne ici ].




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