samedi 7 juillet 2012

Le journal RésistanceS.be va en Appel

Pour la défense du journalisme d'investigation et la liberté sur Internet !



Ce 5 juillet, Me Laurent Arnauts, avocat du journal RésistanceS.be, a interjeté appel au nom de ses clients, Manuel Abramowicz et Julien Maquestiau, contre l’ordonnance de la Chambre du conseil, et ce pour les motifs formels – non limitatifs - suivants :

  • violation de la présomption d’innocence de MM Abramowicz et Maquestieau : en divers endroits, l’ordonnance préjuge de l’affaire au fond en faisant usage d’une phraséologie qui laisse planer le doute sur son impartialité à leur égard ;
  • défaut de motivation : l’ordonnance renvoie également MM Abramowicz et Maquestieau pour harcèlement sans le motiver en droit ni en fait.

La Chambre du conseil sera donc amenée à statuer en degré d’appel dans les prochains mois, dans une affaire qui menace directement :

  • les chercheurs et les journalistes, ou tous ceux qui de façon générale font usage de la liberté de la presse et de la recherche scientifique et sont amenés à travailler sous pseudonyme ;
  • et surtout les simples citoyens qui utilisent sur internet un pseudonyme et/ou publient sur leur profil des informations inexactes ou incomplètes les concernant (et ce, même s’il n’y a pas but de nuire, comme par exemple sur facebook, Ebay, etc.).


(extrait du communiqué de presse de Me Laurent Arnauts, 6 juillet 2012).



Ce vendredi 6 juillet, le journal télévisé de la RTBF a consacré une séquence entière à ce retournement de situation. Un revers pour la partie adverse et ses «camarades politiques».

Interviewé à ce sujet par la RTBF, André Linard, le secrétaire général du Conseil de déontologie journalistique (CDJ), a justifié la méthode «undercover» utilisée par RésistanceS.be pour enquêter sur l'extrême droite.

Pour rappel, Georges-Pierre Tonnelier, qui signait certains articles de ses initiales (GPT) dans Le National, le journal du Front national belge, a été l'un des dirigeants de ce parti d'extrême droite des années 90 jusqu'à son interdiction survenue en mars de cette année (voir ici). Il est toujours sous le coup d'une condamnation à 7 ans d'inégibilité pour racisme, suite à un procès intenté contre lui et Daniel Féret, le président-fondateur du FN, par le Centre pour l'égalité des chances et la lutte contre le racisme (CECLR), le Mrax et la Ligue des droits de l'Homme, comme le précise encore à cette date le site Internet du CECLR CLIQUEZ ICI.

Aujourd'hui, animé d'une haine commune contre RésistanceS.be, le même Tonnelier a reçu, non seulement le soutien d'un groupuscule national-solidariste (néofasciste), avec lequel il collaborait à l'époque de la réunification du Front national, mais aussi l'appui d'une mouvance sectaire «communautariste», constituée d'islamo-gauchistes, des piliers de la galaxie Dieudonné (CLIQUEZ ICIet idéologiquement encadrée par une dirigeante exclue du mouvement maoïste belge !

Les mots de la fin : Les ennemis de mes ennemis sont mes amis et qui se ressemblent s'assemblent.

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Pour voir la séquence du journal télévisé de la RTBF consacrée à RésistanceS.be CLIQUEZ ICI ; puis dans le sommaire de séquence sur RésistanceS.be en appel